Voici un message de notre partenaire de coeur, le Fondation Just4smiles
Mesdames, Messieurs,
A toutes les personnes présentes, samedi soir, lors du dîner de gala « des marins » et qui nous ont apporté leur soutien, nous tenons à adresser nos plus sincères remerciements.
En effet, non seulement le montant propre à l’achat et au rapatriement d’un nouveau catamaran a été récolter, mais également une bonne partie des ressources nécessaires à l’adaptation de l’embarcation. Ainsi, sur les CHF 52'500.- nécessaire à l’ensemble du projet, CHF 46'000.- vont pouvoir être assembler entre vos promesses de dons et les bénéfices de la tombola… sans oublier bien entendu le don et la vente aux enchères de la montre Corum, menée de façon magistrale par Monsieur Nicolas Grange.
Votre soutien nous encourage énormément et les fonds récoltés vont nous permettre de poursuivre l’aventure et de d’accrocher un maximum de sourires sur les visages des enfants.
Merci beaucoup également à notre parrain, Steve Ravussin, pour son témoignage et son superbe engagement.
Encore un grand merci à toutes les donatrices et tous les donateurs, à la banque Julius Baer, pour le soutien de Monsieur Bersier et de son team, à Corum, pour l’appui de Monsieur Calce et ses collaboratrices, à Grand Chelem Management, à Monsieur Jeff Collet et toute son équipe pour leur magnifique organisation, à l’accueil réservé par le Beau Rivage Palace, et à l’ensemble des autres partenaires.
Nous avons donc retrouvé les deux compères sur le départ de la Transat Jacques Vabre le 8 novembre au large du Havre, direction Puerto Limon sur la route du café. Crêpes Whaou! de Franck-Yves Escoffier était l'un des favoris de la compétition. Récent et fiable, il pouvait battre n'importe qui. Il fallait pourtant se méfier de Actual mené par Jean Le Cam et Yves Le Blevec. La bataille n'aura pourtant pas duré, puisqu'après seulement quelques heures de course, Actual chavirait au large des côtes françaises. Ils ne devaient malheureusement pas être les seuls à demander de l'aide, certains auront le pont arraché les forçant à abandonner le navire, d'autres devront rapidement prévoir des escales avant de poursuivre les 5000 milles de course.
Il faut dire que la flotte n'a pas eu un départ facile…
Au Havre le vent manquait cruellement, mais très vite les conditions ont évolué vers un vent plus soutenu et une mer creusée. Mais c'est surtout une dépression qui allait s'abattre sur la flotte des Imoca et des Multi 50 qui força les concurrents à tenter des stratégies risquées. Les uns voulant l'éviter suivaient les côtes et tentaient de la contourner par le sud, d'autres passaient en plein dedans. Enfin certains, bénéficiant d'un mode furtif tentaient un passage par l'ouest.
Crêpes Whaou! a pris immédiatement la tête des multis pour ne plus la lâcher avant de franchir la ligne d'arrivée au Costa Rica.
Du côté des Imoca, les concurrents traversant la dépression au milieu ont été les plus rapides. Ce groupe n'a, lui non plus, pas cédé de terrain aux autres adversaires.
Il aura fallu courber l'échine pendant plusieurs jours. Mais la domination des deux compères de Crêpes Whaou! sur le mutli 50 a très vite été évidente et la course à la victoire a tourné court.
Après une semaine de navigation à quelques souffles des Alizés, le duo français menait ses poursuivants de plus de 500 milles et ne cessèrent d'accroître leur avance. Sur la route du Sud, après quelques infortunes (le bloc moteur se désolidarisant et la rencontre fortuite de Crêpes Whaou avec un ponton en pleine mer), Franck-Yves Escoffier et Erwan Leroux se sont donné un nouvel objectif pour cavaler vers la victoire encore plus rapidement: Terminer au Costa Rica devant les Imoca. Aux abords de la Barbade, marque obligatoire pour les Multis 50 avant de rejoindre Puerto Limon, Escoffier et Leroux pointaient les trois étraves rouges avec une avance de 1200 milles d'avance sur les poursuivants, qui eux menaient une bataille acharnée pour la seconde place.
A quelques encablures de l'arrivée, les concurrents étaient accueilli par une Mer des Caraïbes déchainée. Franck-Yves Escoffier nous décrit les conditions avant leur arrivée imminente: « Depuis cette nuit, on doit calmer un peu le jeu. On a des rafales à 26 nœuds, pas mal de cargos dans les environs, bref c’est un peu tendu même si avec Safran en ligne de mire, on ne désespère pas de passer devant. C’est notre objectif depuis le début et depuis les avaries de nos petits camarades, on ne s’est pas beaucoup préservé, on a cravaché… De la barre, de la barre, de la barre… ». Alors que tous les Imocas enclanchaient leur mode furtif, le multi filait vers la ligne d’arrivée.Vers 5h30, le 24 novembre, Crêpes Whaou! avec à son bord Franck-Yves Escoffier et Erwan Leroux franchissait la ligne d'arrivée à Puerto Limon largement devant ses concurrents de Multi 50, mais également devant le premier Imoca, Safran. Pari réussi!!
Aussi inconstant qu'Eole durant le championnat, Banque Populaire a brillé mais a également connu des difficultés d'adaptation. Pascal Bidégorry et ses hommes avaient prévenu en début de saison, ils venaient pour se changer les idées dans la préparation du Trophée Jules Verne mais également pour se rôder dans des régates aux rythmes soutenus et gagner en intensité. Ils ont trouvé ce qu'ils cherchaient et même si parfois Pascal Bidégorry trouvait les manches ardues par leur rapidité, cela ne l'a pas empêché de finir deuxième de l'Open de Nyon. Il se classe septième du Challenge Julius Baer.
Formé de jeunes venants principalement de Morges, Zebra 7 – FirstCaution était l'équipage que l'on n’ attendait pas, et avant une fin de saison en demi-teinte, il se plaçait à la moitié du classement. Des jeunes amateurs, menés par Denis Girardet à la tactique et Loïc Preitner en N°1 et Boat Manager, qui sillonnent le circuit depuis deux saisons ont plus d'une fois mis à mal les grands noms du multicoque. Le manque d'expérience et de régularité aura coûté de nombreuses places aux "punks", surnom affectueusement donné par Loïck Peyron. Même s'ils terminent à la huitième place, il faudra garder en mémoire leurs nombreuses manches de deuxième.
Ladycat et ses sept membres féminins d'équipages étaient coiffées de cornes roses de diablesse lors de la dernière journée du championnat. Des mauvais tours, elles en auront joué aux autres équipages, notamment grâce à leurs audacieux départs bâbord de l'Open de l'HP Cup La Réserve. Des manches, elles en ont remportées! Mais les femmes, aux côtés de Dona Bertarelli Spaeth, propriétaire du multicoque rose, auront elles aussi connu des déboires. L'équipage entièrement féminin est composé des espoirs olympiques suisses ainsi que de talentueuses navigatrices françaises.
Barreurs à plusieurs reprises les saisons précédentes, Steve Ravussin s'est associé à Marco Simeoni pour créer sa propre équipe. Prêt à embarquer sur Veligroup en début d'année, le marin Suisse s'est fait escorter par des navigateurs du Lac avant de renforcer son team notamment par Andreas Kliver. Malgré de bonnes manches, les navigateurs n'arrivaient pas à faire décoller tout un week-end le multicoque blanc et bleu. Il y eut également ce chavirage à la fin de la Genève-Rolle-Genève. Mais Steve Ravussin avait deux objectifs cette saison: il devait couper la ligne le premier à une manche et devaient finir un Grand Prix sur le Podium. Le deuxième objectif s'est concrétisé à l'HP Cup La Réserve où il monte sur la troisième marche.
Alinghi SUI 6 est à part. Mené par Ed Baird, l'équipage vainqueur de la dernière Coupe de l'America et de l'I Shares Cup annonçaient en début d'année qu'ils viendraient s'entraîner sur le Léman pour le duel en février. Ils ont donc navigué jusqu'à la mise à l'eau du maxi catamaran d'Alinghi en août. Ils ont vécu un début de saison en dent de scie heureusement embelli par leur troisième place à la Genève-Rolle-Genève.
Pour fermer la marche de ce Challenge Julius Baer édition 2009 vient Romandie.com. Cet équipage, c'est l'histoire de navigateurs d'une région. 100% amateurs, ils ont toujours navigué ensemble et se démènent pour mener à bien leur projet. Manquant clairement d'expérience, les équipiers de Fred Moura ont démontré leur détermination en terminant leur saison sur une excellente deuxième place et en se montrant bien plus dérangeant pour les autres qu'à l'accoutumée. Romandie.com n'a pas dit son dernier mot.
Voilà les équipages qui ont animé le Challenge Baer 2009. Ils se sont battus pour chaque mètre, pour chaque passage de bouée, pour chaque risée, pour chaque départ, pour chaque manche et pour chaque régate. Les marins du Challenge Julius Baer ont offert aux amoureux du Léman et de la voile un spectacle homérique. Retrouvez les l'année prochaine pour une saison pleine de surprise et de nouveautés et pour de nouveaux défis!
Portrait de Pascal Bidégorry, SUI 12 Banque Populaire [suite]
Grand Prix Beau-Rivage Palace
18 au 20 septembre 2009
Dernière régate et « juge de paix » du Challenge Julius Baer 2009, le Grand-Prix du Beau-Rivage Palace (18 au 20 septembre) est devenu une classique incontournable grâce à son format attractif et au spectacle proposé à quelques encablures des Quais d’Ouchy. Le Grand Prix Beau-Rivage Palace a été créé en 1995 sous l’impulsion du regretté Marc-Edouard Landolt - propriétaire du multicoque Happycalopse - et de son skipper, Philippe Cardis. L’objectif du Grand Prix du Beau-Rivage est d’organiser une course sur les eaux lausannoises et de bénéficier du cadre exceptionnel qu’offre le Beau-Rivage Palace.
Jusqu'en 2007, une dizaine de stars océaniques invitées spécialement pour l’occasion s’affrontaient le dimanche du Grand Prix Beau-Rivage Palace pour le traditionnel trophée Marco Landolt. Mais les grands noms de la voile devenant des habitués du Challenge Julius Baer, l’Association des Multicoques (AMC) de compétition a décidé de changer le concept de cette récompense. Désormais le prix sera attribué à un navigateur pour son apport significatif au monde de la voile. L'année passée, c’est le navigateur français Thomas Coville qui a été choisi par l’AMC pour ses valeurs qui se rapprochent de celles de Marco Landolt, à savoir l’intégrité, l’esprit sportif, la conscience, et le dévouement. Cette année le lauréat est Michel Desjoyeaux.